Anouilh, Antigone

Publié le par Mister Formidable

   Résumé :

   A Thèbes, après l’exil du roi Œdipe et de sa femme (et mère, vous connaissez l’histoire je suppose) Jocaste, leurs fils Etéocle et Polynice s’entretuent pour le trône. Créon, leur oncle, ayant eu le trône, décide de donner une sépulture à Etéocle, mais non à Polynice. Antigone qui refuse de voir le corps d’un de ses frères laissé en plein air va pour l’enterrer et tenir tête à son oncle.

 

   Critique :                                                                                                                                                    Note : 9/10

   Cette pièce avait été représentée en 1944 durant l’Occupation allemande. Je l’ai lue il y a cinq ans, en classe de 3ème (je ne sais pas si c’est toujours le cas, mais beaucoup de prof aimaient à l’époque donner ça aux élèves en 3ème). Puis notre professeur en 2nde nous a donné la même pièce à lire. Pour moi, c’était une relecture. Et en quelque sorte pour moi, ça n’a pas changé : toutes les fois que je la lisais, je ne pouvais que dire : « Whaou ! ». C’est une pièce qui m’impressionne beaucoup. Bon, beaucoup de mes amis n’ont pas tellement apprécié, et je sais que l’avis des gens diffère. Mais pour moi, elle vaut nettement 9/10. J’aime beaucoup ambiance que dégage cette pièce, il y a un truc indescriptible, une impression bizarre, et ça me charme terriblement.

   Antigone est la réécriture d’une pièce d’un auteur grec antique, Sophocle, le célèbre auteur d’Œdipe Roi. On aimait beaucoup faire ça à l’époque. Giraudoux, Cocteau, Sartre… ils l’ont tous fait, réécrire un antique à la sauce du XXème siècle. On la sent bien, la résistante cachée dans Antigone. Et ça fait du bien, ça donne envie d’aller de l’avant, de désobéir (oui, désobéissons ! ^^). Il y a surtout, pour reprendre les propos de Anouilh quelque chose de très reposant. Pas de prise de tête, pas de stress. On sait dès le début ce qui va se passer, on nous le dit : Antigone mourra. Alors, oui, certains peuvent être déçu (pourquoi, pardi, être allé voir une pièce de théâtre dans laquelle il n’y a pas de suspens ?) Mais c’est justement fait exprès : l’intérêt de la pièce passe par là, on ne se demande pas si elle se fera tuer à tenir tête à son oncle Créon, mais comment elle va lui tenir tête.

   Mais ce n’est pas ce qui m’a le plus plu dans la pièce. Parfois, ça tient à peu de choses, même ridicules. C’est une réplique d’Antigone qui m’a fait… rêver. C’est au tout début, quand la Nourrice demande à Antigone d’où elle vient. Antigone répond : « De me promener, nourrice. C'était beau. Tout était gris. Maintenant, tu ne peux plus savoir, tout est déjà rose, jaune, vert. C'est devenu une carte postale. Il faut te lever plus tôt, nourrice, si tu veux voir un monde sans couleur. » C’est ce passage qui m’a fait voir la nuit dans toute sa beauté. Ce n’était surement pas le but d’Anouilh. Mais voilà, ça tient vraiment à peu de choses. Et en plus, qu’est ce qu’elle peut être choupinou, la nourrice *______* On aurait presque envie de la prendre dans nos bras ^^ (on a bien le droit de se lâcher, parfois, non ? ^^).

   Je reste sur ma note. Il ne faut pas être dérouté pas la pièce. C’est une pièce simple à lire, qui peut dérouter par certaines longueurs. Mais si on arrive à saisir la « Magie Anouilh », on peut être facilement touché. Mais je ne garanti pas que vous aimerez.

                                                      

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Publié dans Littérature

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