Alain Bashung, L'Imprudence

Publié le par Mister Formidable

 

   alain%20bashung%20l%20imprudence[1]Alain Bashung, c’est un peu le roi du rock français. C’est un artiste qui a influencé énormément de personnes, il possède sa propre marque, même s’il aime rarement rester sur une même chose. C’est un chanteur innovant, qui a eu des hauts et des bas, mais qui a au moins eu le courage de ne pas rester sur ses succès en changeant de style à chaque nouvel album. Ce qui fait qu’on n’a pas toujours l’impression d’écouter du rock (je parle bien d’impression, je ne marche que sur les impressions, je ne suis pas un spécialiste du rock ^^’).

   Après les succès des albums Osez Joséphine (1991), Chatterton (1994) et Fantaisie Militaire (1998), Alain Bashung sort en 2002 ce qui pour moi est son chef d’œuvre, aussi bien au niveau musical que pour les textes : L’Imprudence. Les textes sont beaux, très noirs, la musique est très noire et spéciale, comme les textes. Je n’ai pas souvent écouté ce genre de choses. La première chose qu’on se dit en écoutant l’album, c’est : « attention, OVNI ». On se demande aussi si ça mérite tous les éloges. Mais bien sur, ce sont les impressions des premières secondes, car j’ai vite changé d’avis.

   Bon, on ne comprend pas toujours ce que Bashung veut dire. C’est un jeu assez amusant, chercher la meilleure interprétation aux chansons de Bashung. On y arrive, on propose l’interprétation à un ami passionné de Bashung, et on se rend compte qu’en fait, il a joué au même jeu que nous, a pondu une interprétation totalement opposée mais aussi satisfaisante. Pourtant, même sans tout comprendre, on saisi l’angoisse qui ressort de l’album. Je pense surtout à la chanson Noir de Monde qui me donne la chair de poule à chaque fois que je l’écoute. C’est peut être la plus belle chanson de l’album. Et la voix de Bashung aussi dit beaucoup de choses (non, ne riez pas, je suis sérieux XD). En chantant, il nuance, il se permet des passages quasiment parlés (j’ai bien dit « quasiment », car ce n’est pas vraiment du parlé), et il fait ressentir l’angoisse de l’album. Donc textes, paroles et voix sont en harmonies.

   J’ai eu quelques coup de cœurs : Noir de Monde bien sur, mais aussi Faites monter, le très triste Je me dore, Est-ce aimer (surtout la magie du refrain, « Est-ce aimer, est-ce aimer, est-ce une escale en Mer Egée ? »). Tel rebute au début, mais ce n’est pas une si mauvaise chanson. J’aime beaucoup aussi Le Dimanche à Tchernobyl (qui m’a fait faire quelques cauchemars, ^^’), mais aussi Faisons envie que j’avais découvert dans l’album live La Tournée des Grands espaces. La version du concert est totalement différente de celle de l’album, c’est deux mondes opposés (la noirceur, elle n’est que dans L’Imprudence, chose qui se perd dans l’album live, ce qui est bien dommage). Un plus aussi pour Jamais d’autre que toi, dont les paroles sont prises aux poètes Robert Desnos que j’ai découvert grâce à Bashung ^^. Mais un moins quand même, avec le dernier morceau, nommé L’Imprudence comme l’album, morceau qui la reprise de la chanson Tel avec une longue introduction musicale. Je l’ai trouvé inutile (après, je me trompe peut-être).

   Un bilan plutôt positif donc, car franchement, j’ai adoré. Après, il faut s’ouvrir l’esprit en écoutant l’album. La musique y est rarement acoustique, ou plutôt elle l’est à moitié (les sons ont, je crois bien, étés manipulés par l’informatique). C’est pour moi, un album qu’il faut avoir écouté, et on ne s’en lasse pas.

 

                                                                                                                                                                            Note : 10/10

 

  

   Un petit lien vers un clip du "Maestro", question de donner un apperçu de l'album: 

  

Publié dans Musique

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