Flaubert, Bouvard et Pécuchet

Publié le par Mister Formidable

   Résumé :

   Après s’être rencontrés, deux hommes, Bouvard et Pécuchet, découvrent qu’ils ont le même métier de copiste et les mêmes centres d’intérêts. Un héritage va leur permettre de s’installer où ils avaient toujours rêvé de s’installer : la campagne. C’est dans cette campagne que ces deux hommes vont pouvoir se lancer dans l’agriculture, qui semble, malheureusement, leur être une discipline inaccessible. Après cette expérience, ils se mettent aux sciences, à l’archéologie, à la littérature, à la politique… avant de retourner à leur métier de copiste.

 

   Critique :                                                                                                                                                    Note : 7.5/10 

   Pour ma première critique littéraire, je me suis demandé toute la journée de quelle œuvre je pouvais parler. Car un blog vide n’est pas vraiment un blog, il faut le meubler. Parler d’un truc sympa, un grand classique, mais quelque chose de plutôt d’accessible. C’est juste après avoir diné que j’ai eu l’illumination : un Flaubert. J’aurai pu parler de l’Education sentimentale, mais avouez qu’il n’est pas très honnête de faire la critique d’un livre qu’on n’a pas terminé. Et Madame Bovary est trop lointain dans mon esprit. Promis, pour tous les fans de Madame Bovary, je vous ferai la critique, mais seulement après l’avoir relu.

   Vous l’avez peut-être compris, il n’y a pas vraiment d’action chez Flaubert. Je trouve même sottes ces remarques disant que Madame Bovary est un livre original car c’est un livre qui ne traite de rien et tout le tralala. Il n’y a rien de spécial dans Madame Bovary, c’est la spécialité de Flaubert. Chez Flaubert, c’est plus l’histoire d’une vie qu’on a, et ça dans tous ses livres (que j’ai lu). N’en faisons pas toute une histoire.

   C’est la même chose ici. Sauf qu’ici, cette histoire, l’histoire de deux vies plus précisément, est rythmée par les études que font les protagonistes. D’assez mauvais élèves ^^. On aurait pu imaginer que la narration de ces études est chiante, qu’elle peut ennuyer le lecteur, alors qu’au contraire, ce que Flaubert tente de montrer, c’est à quel point nos deux étudiants peuvent être ridicules, ou plutôt les livres qu’ils étudient. C’est plus la prétention de certains mauvais auteurs qui est montrée ici du doigt. J’aime particulièrement la manière avec laquelle ils sont déboussolés par les contradictions entre les auteurs ce qui fait que toutes leurs réussites tournent au désastre.

   Ce livre ne fait pas bailler, non non. Avec Flaubert on ne baille pas. En tout cas, je ne baille pas. Mais je ne pense pas être assez exceptionnel pour endurer Flaubert plus qu’un autre. Il a le don de savoir montrer le ridicule des hommes. Et c’est à cela que sert son style, à montrer à quel point certaines personnes peuvent être ridicules. Flaubert n’écrit pas avec style seulement pour éblouir la critique littéraire (elle était de toute façon beaucoup trop coincée à l’époque), il écrit avec style pour retranscrire le ridicule des gens. Et c’est toujours le ridicule  qui mène les personnages dans le pétrin. N’oublions pas tous ces fantasmes, tous ces rêves que les personnages de Flaubert se font. On sent qu’ils n’ont jamais vraiment vu la réalité du monde, et qu’ils vivent dans un monde imaginaire. J’ai même l’impression de me reconnaitre parfois (je ne vous dit pas tout ce que j’ai pu me raconter comme histoires ^^’).

   J’aime beaucoup aussi le début du roman, quand les deux personnages apparaissent et qu’ils font exactement la même chose avant de s’adresser la parole et de se rendre compte qu’ils ont en quelque sorte la même vie. Mais je n’en dit pas plus. Je vous conseille la lecture de ce roman, facile à lire, sans prise de tête (même si on ne comprend pas grand-chose à l’agriculture ou la philosophie, ce livre se lit bien). Mais je met quand même 7.5/10 pour avoir préféré Madame Bovary.

 

Publié dans Littérature

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