L'Etrange Noël de M.Jack

Publié le par Mister Formidable

   Réalisateur : Henry Selick (Scénario : Tim Burton)

   Pays : Etats Unis

   Année : 1993

 

   Résumé :

   Jack Skellington, épouvantail squelette est le roi des citrouilles (the Pumpkin King) dans la ville d’Halloween. Son rôle dans la ville est de préparer la prochaine fête d’Halloween. Mais ce travail l’ennui. Alors qu’il a quitté la ville, il découvre la ville de Noël. Alors une idée lui vient : préparer Noël.

 

 

 

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   Critique :                                                                                                                                    Note : 8.5/10

   Après une absence de trois-quatre jours, j’ai décidé de revenir avec la critique d’un film dont le scénario est de Tim Burton. J’annonce aussi le programme des festivités avec la critique prochaine de Mon voisin Totoro (le gros Totoro mon ami qui m’a poussé à voir le film deux fois en versant des larmes tellement le film était beau et la musique émouvante T-T). Bref, je laisse de côté la magie de Miyazaki (le meilleur pour la fin ^^).

   Tim Burton est un réalisateur que j’adore. Il a le don d’enchanter le spectateur, de le transporter dans un monde qui en apparence est hostile, mais qui en réalité est plus élevé que le notre, plus lumineux, plus magique, plus tout, en quelque sorte ^^. Il aime faire réfléchir mais n’oublie jamais que le cinéma est visuel. On est dans le spectacle. Les mondes qu’il crée sont beaux, ils sont noirs mais plus beaux que notre monde plein de couleurs criardes (brrr !!!). Tim Burton est un magicien, voyez donc cette critique comme un hommage.

 

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   Ce film est comme assez souvent chez Tim Burton une Comédie Musicale. C’est même pour ça qu’on le rapproche des Disney (les films de Miyazaki sont également des Disney, mais ils ne sont pas considéré par les fans comme des Disney parce qu’on n’y chante pas, sauf à la fin). Mais ce serait une erreur de le rapprocher des Disney. J’aime les Disney et j’ai mes coups de cœur, mais Tim Burton est dans son art supérieur à Disney. Il n’y a pas de clichés chez Tim Burton, ou alors ils sont très grossiers, donc volontaires. Il fait les films à sa manière en quelque sorte.

   Bon, le réalisateur, ce n’est pas lui, ici. Mais je n’ai pas eu l’impression que le réalisateur ait eu une grande place. Si, peut-être dans la manière avec laquelle les chansons sont filmées (peut-être même que mon admiration pour Tim Burton m’aveugle un peu, mais chut ! c’est un secret). Mais on a plus l’impression que c’est Tim Burton qui est à la réalisation (je l’ai même cru, avant de découvrir que non, ce qui fait que je remercie Wikipedia pour m’avoir empêché de vous dire des âneries). Il n’y a pas exactement la même critique de la société américaine ici que dans ses autres films. Enfin, c’est ce que je pense. Il n’y a pas la critique d’une société américaine intolérante, pas de personnage à l’écart des autres et qui se fait rejeter. On a en fait trois mondes qui sont séparé. J’ai beaucoup aimé cette idée de créer le monde d’Halloween et le monde de Noël, un peu comme si chaque fête avait son propre pays. Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais il y a même le monde de Pâques et celui de la Saint-Valentin (c’est dans le film, au moment où il va dans la forêt…). Et bien les trois mondes, le Monde d’Halloween, de Noël et celui des hommes sont séparés. A la fin, Jack a quelques ennuis dans le monde des hommes, mais on le comprend, ici, à la différence du rejet d’Edward dans Edward aux mains d’argent. Ce que dit Burton, je pense, c’est qu’il ne faut pas trahir sa propre nature. Après, c’est vrai que cette analyse m’embête un peu. Mais comme étrangement, j’ai plus trop envie de faire une analyse (on va se contenter du beau et long paragraphe que j’ai fait ^^), je vais passer à autre chose.

 

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   La musique est très belle. Elle est signée Danny Elfman, alors forcément, on l’adore. Danny Elfman a parfaitement compris son ami Tim Burton. Sa musique recrée la magie du film. On imagine même mal l’un sans l’autre. Vous imaginez un film de Tim Burton sans Danny Elfman ? Oui, ça a été fait, ce qui a fait que quelque chose s’est perdu (je pense à Sweeney Todd). C’est ce que je nomme la malédiction Burton-Elfman, la même qui a frappé Miyazaki et Joe Hisaishi : condamnés à travailler ensemble jusqu’au restant de leurs jours (HaHaHaHaHa !!!). Donc tout ça pour dire que la musique est magique. Non, encore une fois, je ne déteste pas Disney, et certaines chansons me donnent même la chair de poule (faut me voir quand je chante certaines chansons, par exemple Be Our Guest dans La Belle et la Bête, je ne peux pas m’empêcher de suffoquer, oui, je ne plaisante pas… En même temps, je deviens de plus en plus émotif depuis le début de ces vacances ^^). Mais la musique de Danny Elfman est, comment dire, beaucoup plus magique. Oui, je sais, je me répète. Mais ça mérite d’être répété. Elle n’est pas magique, la chanson de Jack ? Et celle de Sally ? J’en ai la chair de poule. Et les images qui vont avec sont très belle. D’accord, c’est dans un cimetière, mais c’est pour cela que c’est si exceptionnel. Je reconnais que je suis du type à avoir un manoir avec un cimetière à côté (en plus, j’aime beaucoup le chant des corbeaux *__________*). Et alors ? En plus, je ne suis pas le seul à le dire (na !). Mais il ne faut pas imaginer que toutes les chansons sont de style gothique. 90%, mais pas toutes. On n’allait quand même pas nous mettre une chanson style Halloween dans la ville de Noël. Alors pour le coup, le bon Danny s’est arrangé pour recréer l’ambiance de la ville. La chanson de Monsieur Oogie Boogie (comme j’ai vu le film en anglais, je ne sais pas du coup comment le nommer) est aussi assez spéciale, déjantée. En fait, la plupart des chansons sont déjantées. Donc à écouter sans modération ^^

   Et l’histoire, je n’ai pas parlé de l’histoire ? Non, en fait (je fais tout à l’envers). Bon, je ne vais pas vous gâcher la surprise non plus. Mais attendez-vous à avoir un truc assez iconoclaste, très différent des films ou téléfilms mièvres sur Noël. Pour le coup, on a un vrai conte (pas un truc mal joué qui simule la magie de Noël en la détruisant, si vous voyez de quoi je veux parler). Les habitants de la ville d’Halloween qui font Noël à leur façon, pas vu plus original et plus drôle sur le sujet ^^ Et les personnages sont attachants et dans le cliché assumé. Par exemple Sally, une sorte de Frankenstein coquette aux bras et jambes détachables ou le père Noël extra-large. J’aime beaucoup aussi les vampires avec leur petit accent. Vous en concluez donc que j’ai passé un très bon moment. Le film après tout n’est pas très long. C’est pour ça que je vous conseille de le regardez. Ce n’est pas un film à manquer !

 

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Publié dans Cinema

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