Orange Mécanique

Publié le par Mister Formidable

   Réalisateur : Stanley Kubrick

   Pays : Grande Bretagne

   Année : 1971

 

   Résumé :

   En Angleterre, Alex De Large, jeune étudiant, mène une vie de délinquant : lui et ses trois acolytes, les droogies, passent leurs journées à violer, agresser, affronter les bandes ennemies, activités qui relève pour eux plus de la fête que du crime. Un jour, un cambriolage tourne au meurtre. Alex, trahi par ses amis, est jugé et condamné à 14 ans de réclusion criminelle. Deux ans plus tard, une occasion s’offre à lui qui pourrait lui permettre de sortir plus tôt que prévu : il se porte volontaire pour tester une thérapie basé sur les théories de Pavlov sur le conditionnement, mise au point afin d’éradiquer la délinquance.

 

   Critique :                                                                                                                                    Note : 7.5/10

   L’histoire de ce film n’est pas une création de Kubrick. Le scénario est du réalisateur, mais est une adaptation d’un roman d’Anthony Burgess. Premier conseil : regardez ce film, il vaut vraiment le coup. Deuxième conseil : REGARDEZ-LE EN VERSION ORIGINALE SOUS-TITREE (je précise dès le début de la critique, on ne sait jamais, car la version doublée est vraiment dégueulasse). Et j’allais oublier : faites aussi attention, ce n’est pas un film pour enfants. Bon, la langue du film est assez étrange. En fait, et c’est ce qui a fait de ce film un des films préférés, c’est la création d’une langue, la langue des jeunes de l’époque. Le film se déroule dans le futur. Les jeunes possèdent une sorte d’argot que n’ont pas les adultes, ce qui fait réaliste. Mais c’est un argot totalement inventé par Kubrick (et Burgess). Oui, on est vraiment plongé dans un monde différent du notre et c’est ça qui est bien. Mais c’est un monde angoissant (ça ne m’a pas vraiment angoissé, je ne sais pas pourquoi, mais c’est censé être angoissant en tout cas): par exemple, le viol et les agressions sont punies par la loi, mais on a l’impression que les jeunes ne prennent pas vraiment conscience de la gravité de leurs actes. C’est comme s’ils participaient à une fête, c’est joyeux, c’est animé, mais c’est assez odieux.

   Car Kubrick ne s’est pas gêné : rien n’est caché de ce qui se fait dans ces scènes. On a le droit à deux ou trois scène de viol, et en plus (petit bonus, ça fait toujours plaisir) à une partouze à trois en accéléré sur une musique de Rossini je crois. C’est justement ce genre de scènes qui ont excité la colère du public anglais à l’époque de sa sortie. Car, et on peut le comprendre, ces scènes ont tout pour être choquantes. Certains ont même accusé Kubrick de se livrer à la violence gratuite dans son film, ce qui est assez absurde. Il ne faut pas oublier que c’est un grand réalisateur, quand même : Kubrick peut peut-être dépasser les limites (je ne le pense qu’au quart), mais en mettant ces scènes dans son film, il crée une sorte de documentaire sur l’époque où se déroule l’histoire. Et justement, Kubrick, au milieu du film, arrête avec ce genre de scène (ce qui montre qu’il sait s’arrêter quand il le faut).

   Kubrick n’est de plus pas tombé dans le cliché, et ça aussi, c’est bien : Alex est certes odieux, mais c’est un personnage qui est un touchant : il est malgré les apparences très humains. Primo, il aime la musique de Beethoven (Ludwig van, pour les habitués ;)). Et comme j’aime sa musique, le personnage ne pas posé problème. Mais c’est aussi un personnage qui peut pleurer quand il voit qu’il est rejeté par ses parents. C’est pour moi le seul personnage vraiment attachant. Il y a aussi, c’est mon coup de cœur, la dame qui se fait assassiner par Alex avant son arrestation : son courage et son intelligence n’ont pas été sans me toucher, et elle est délirante avec ses œuvres d’art sexuelles ^^’ Sinon, le ministre bien que baffable, est parfaitement bien joué, et je ne peux qu’applaudir l’acteur : on sent vraiment l’homme politique derrière cette figure.

      Je pense qu’il ne faut pas s’arrêter aux quelques scènes obscènes et violentes, il faut vraiment aller jusqu’au bout. Il ne faut pas oublier ce qui est dit sur la situation politique de l’époque. Je ne vous révèle rien : regardez et faites surtout attention à ce que dit le vieillard, celui qui est en deuil (je reste dans le flou, exprès). En plus, ce n’est pas ce qu’on nomme un film chiant. C’est assez divertissant ^^ il faut l’avouer.

   Et comme le disait Paul Eluard : La Terre est bleu comme une orange

                                                         

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Publié dans Cinema

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