Quelques haïkus

Publié le par Mister Formidable

   Allez, un petit article sur le Japon auquel je n’ai pas consacré énormément d’articles… En plus, ça vous détendra un peu je pense. J’ai piqué ici et là, dans des recueils, sur des sites internet, dans des journaux aussi, des haïkus que j’ai trouvé.

   Les haïkus, ce sont des petits poèmes japonais. En tout, le haïku est d’origine japonaise. Bon, je ne suis pas un maitre du haïku, je ne peux pas vous le définir avec précision. En plus, j’avais dit que cet article devait vous détendre… Je sais juste que les haïkus traitent de la nature. Et chaque haïku (il y a des exceptions) se rapporte à une saison. Après, je crois qu’il y a beaucoup d’haïkus modernes qui ne respectent pas cette règle. On m’avait dit que le haïku se composait de trois vers. Mais dans le recueil La Lune et moi publié dans les éditions points et qui reprend des haïkus publiés dans la revue « Ashibi », recueil bilingue (ça existe, la preuve) je le précise, il n’y a qu’un seul vers. Je ne pense pas qu’il y ait une erreur d’impression. A moins que les haïkus de la revue « Ashibi » soient en un vers. Bon, bref, on s’en fout.

   Je vous fais découvrir quelques haïkus, des traductions, mais je fais confiance aux traducteurs (il y a aussi des traductions ratées et qui sont publiées quand même, mais chut ! c’est un secret). Je n’ai pas lu des recueils par milliers, je suis moi-même en train de découvrir ça. Mais il y en a de vraiment beaux, et donc voilà, ça mérite bien un article. Je commence par des haïkus de Bashô, le maitre incontesté (parait-il) du haïku, puis je vous mets quelques haïkus du recueil La Lune et moi. Etant donné que les haïkus de ce recueil sont publiés dans la revue Ashibi, ils datent du XXème siècle.

 

   -Bashô Matsuo-

 

Au printemps qui s’en va

Les oiseaux crient.

Les yeux des poissons en larmes.

 

 Herbes de l’été.

De valeureux guerriers

La trace d’un songe.

 

Paix du vieil étang.

Une grenouille plonge.

Bruit de l’eau.

 

   -Haruo Mizuhara-

 

Nouvelles feuilles des cerisiers  ͟

Mes anciens amis se rassemblent

sur les ruines de notre école.

 

   -Hekigoto Kawahigashi-

 

Etonné

Je me retrouve après un somme

Tout seul

 

   -Chizuko Tokuda-

 

Que j’aimerai voir une seule fois

la reine

au fond de sa fourmilière !

 

Les couleurs de l’arc-en ciel

dans la mousse du shampoing —

Le printemps commence

 

   -Oriko Nishikawa-

 

Pleine lune —

Je vis dans ce monde

qui pourrait se désagréger en un clin d’œil

 

La Voie lactée

paraît proche ce soir —

vent humide dans mes sourcils

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